L'huile essentielle, reflet de l'essence de la plante

September 18, 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Alambic en cuivre traditionnel dit à feu nu, c'est à dire que le récipient qui contient les plantes, ainsi que l'eau, est directement posé sur le feu.

 

L'extraction des huiles essentielles remontent à plusieurs milliers d'années.

Les techniques de distillations, si elles se sont améliorées, n'ont fondamentalement pas changées : la vapeur d'eau est utilisée comme vecteur de l'essence.

 

Il est d'usage de désigner par essence la substance aromatique complexe élaborée par la plante, tandis que le terme d'huile essentielle désigne l'essence distillée par l'homme ; essence et huile essentielle ne sont pas rigoureusement identique, même si très proches.

 

Au cours de la distillation, se produisent des modifications de certains composants au contact de la vapeur d'eau, ou dues aux conditions physiques particulières liées à la distillation, telle que la pression atmosphérique, la qualité humide ou sèche de la vapeur d'eau...

 

La difficulté ou l'Art du distillateur réside donc on le comprend, dans l'obtention d'une huile essentielle la plus proche de l'essence de la plante. Voilà pourquoi si vous faites l'expérience olfactive de différentes productions d'huile essentielle, par exemple de Tea Tree ou de Lavande de même espèce, vous sentirez  des notes totalement différentes.

 

 

 

Notons que l'hydrolat n'est autre que l'eau de distillation, résultat de la condensation de la vapeur qui a servi à entrainer l'huile essentielle. L'hydrolat est obtenu par séparation de l'huile essentielle et de la phase aqueuse recueillies dans le vase florentin conçu pour cette séparation. L'hydrolat contient certains composants de l'huile essentielle restés en solution. La partie restée dissoute dans l'eau est en somme celle qui a une affinité toute particulière avec l'eau. Les hydrolats sont des produits tout à fait originaux, qui véhiculent une information complémentaire sur la plante.

 

Pour aller plus loin... 

 

 Nous pouvons remarquer que l'huile essentielle, dans la plante, se trouve dans certaines poches spécialisées. Ces "glandes" peuvent être situées à la périphérie de la plante : l'huile essentielle peut alors même être vue à l'oeil nu, sous une lumière suffisante , comme des gouttelettes minuscules très brillantes. Ces glandes peuvent aussi se trouver au sein même du tissu de la plante : les poches peuvent être alors vues par transparence.

 

Dans les deux cas, l'huile essentielle hydrophobe est pour ainsi dire excrétée, soit à l'extérieur, soit à l'intérieur ; finalement la plante isole l'huile essentielle, dans des poches particulières. Elle les "sépare" des autres éléments de la plante, qui ont plus d'affinité avec l'eau. Tout se passe comme si la plante distillait déjà l'huile essentielle!  Dans cette perspective, la distillation à l'alambic, par la vapeur d'eau, peut être perçue comme le prolongement naturel de ce processus de distillation déjà accompli au sein même de la plante.

La distillation de l'huile essentielle par l'homme poursuit le processus de distillation déjà commencé par la plante !

 

On comprend alors que la distillation à la vapeur d'eau soit un procédé qui ne modifie que peu l'intégrité de l'huile essentielle. A condition qu'elle soit conduite convenablement, que l'alambic soit d'une qualité suffisante. La vapeur d'eau a la capacité d'entrainer dans son flux les composants aromatiques. Si les conditions de distillation sont bonnes, la vapeur ne va pas interagir, ou peu, avec ces derniers, mais les emportent seulement. 

 

Lors de la distillation à l'alambic, il y a bien séparation des composants de l'huile essentielle (ce sont d'abord les composants les plus lourds qui sont entrainés, et ensuite ceux qui sont de moins en moins volatils : c'est ce que vous observez sur un profil chromatographique). Mais dans l'étape suivante (l'essence légèrement modifiée et devenue huile essentielle) l'huile essentielle se réorganise, s'ordonne, reconstitue une unité : cette étape est plus ou moins longue selon la plante et l'alambic. Il semble que cette réorganisation soit plus rapide s'il s'agit d'un alambic en cuivre, plutôt que d'un alambic en intox, même de bonne qualité. Pour des raisons mystérieuses, le contact avec le cuivre semble moins perturber l'unité de l'huile essentielle.

 

extrait d'un livre que nous vous conseillons 

"Rencontrer les plantes" de Christian Escriva et Jean-Michel Florin, aux Editions Amyris.

 

 

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